Par | 2017-04-01T01:59:30+00:00 28 mars 2017|Non classé|

JIE 4 Echos

Loin des poncifs sur la sexualité des adolescentes où le côté hard a pu être interprété au plan sociologique selon l’hypothèse que les filles seraient plus sensibles à la crise, une présentation de malade a permis à Clotilde Leguil de cerner comment une jeune fille, hospitalisée pour la troisième fois, à la suite d’une troisième tentative de suicide, s’est précipitée dans la sexualité sans aucun désir. « Comment elle passe d’un pur non à la sexualité à un oui où elle disparaît comme sujet » et comment « l’accélération du plus-de-jouir lui est fatal ».

Comme l’a souligné Clotilde Leguil, « la psychanalyse peut la conduire à entrer dans le langage », tandis qu’ « aucune étude ne serait à même de répondre à ce qu’elle ne comprend pas sur son être ».

Lors de cette table ronde – La jeune fille existe-t-elle ?-, Christiane Alberti a fait valoir qu’alors que « son amour de jeunesse la quitte, au lieu que quelque chose fasse symptôme, la brèche forclusive s’ouvre et elle se précipite dans une multiplicité de relations » et a avancé : « n’est-ce pas plutôt elle le plus de jouir ? ».

Christiane Alberti a interrogé la proposition de Clotilde Leguil selon laquelle « le côté de plus en plus hard de la découverte de la sexualité, ça fait oublier son caractère traumatique » : « C’est plus hard ou dénudé ? C’est plus visible. Et ça n’objecte pas au traumatisme comme tel ».

« Une distillation ». C’est le signifiant amené par Daniel Roy pour cerner les travaux des JIE au regard des travaux du Champ freudien, des groupes d’étude, des laboratoires du CIEN.

Avec au cœur de ces travaux : « Comment œuvrer pour garder intact l’énigme d’un désir et contrer les jouissances trop envahissantes ».

Nous avons pu en prendre la mesure lors de chaque exposé et de chaque discussion.

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