Par | 2017-04-01T01:59:30+00:00 28 mars 2017|Non classé|

L’AFTER

Après l’enfance, c’est ouvrir la perspective de s’en séparer plutôt que de s’en couper.

Après l’enfance, c’est l’articulation du signifiant et du corps avec la jouissance qui s’est imposée comme nouvelle invitée.

Après l’enfance, c’est l’horreur de la transformation de son propre corps, celui de l’Autre sexe ou ce qui faisait fonction de corps et la fabrication d’une fiction pour y parer.

Après l’enfance, c’est « aimer trop vite », « aimer direct ».

Après l’enfance, c’est avoir peur de s’attacher, de s’amouracher condensant la demande d’amour et la crainte d’y être attachée sous son versant le plus mortifère.

Après l’enfance, c’est faire face à l’immonde.

Après l’enfance, c’est être un Hikikomori devant l’absence du signifiant idéal.

Après l’enfance, c’est Mardi Noir qui s’amuse des Tutos beauté pour laisser entrevoir l’os de l’affaire.

Après l’enfance, c’est, tantôt agressé, tantôt agresseur, chercher à y circuler pour créer un lieu vide où vivre.

Après l’enfance, c’est étonner la catastrophe comme modalité d’une nouvelle tonalité.

Après l’enfance, c’est, à notre époque, l’épidémie des noces avec Thanatos, dévoilant ainsi le lien premier de la relation à l’autre comme paranoïaque.

Après l’enfance, c’est l’exclusion ressentie, supputée aux petits autres plutôt que de nommer ce qu’on éprouve.

Après l’enfance, c’est « l’enfant violent » comme nouveau chantier.

La violence serait-elle pure satisfaction là où le symptôme a échoué ?

La violence pourrait-elle condescendre à la révolte comme la jouissance au désir ?

Après l’enfance, c’est l’en-trop qui laisse un goût de trop peu.

Par | 2017-04-01T01:59:30+00:00 28 mars 2017|Non classé|