Par | 2017-04-01T01:59:29+00:00 28 mars 2017|Non classé|

Sexe sans impératif

Durant le temps de la préparation de cette Journée, l’irruption du moment de la puberté a été située comme un réel auquel les adolescent(e)s sont confrontés.

La dimension de la sexualité a été hyperprésente dans beaucoup d’exposés. J’ai trouvé que la remarque de Clotilde Leguil à la toute fin de la table « La jeune fille existe-elle ? » apportait un accent supplémentaire dans ce qui se passe actuellement pour les adolescent(e)s à l’époque de l’Autre qui n’existe pas : une dimension de forçage de la sexualité prise dans l’hyper sollicitation à laquelle il n’est pas toujours facile de ne pas se soumettre. « Ce qui a changé, c’est le côté de plus en plus hard de la sexualité qui devient une norme. […] Ça fait oublier le caractère traumatique de la découverte de la sexualité. La découverte de la sexualité, c’est toujours ou trop tôt ou trop tard, jamais au bon moment et que là, dans l’ambiance des nouvelles normes contemporaines que l’on a entendue dans les cas de la Journée, le parler extrêmement cru, de plus en plus jeune qui peut être un traumatisme pour les sujets eux-mêmes. Il y a quelque chose qui est d’autant plus occulté du trauma de la rencontre du sexuel. »

« Rien ne force personne à jouir, sauf le surmoi » nous dit Lacan au début du Séminaire Encore. La psychanalyse permet à chaque sujet de trouver une façon de se dégager de cet impératif. Cela m’a semblé être le cas dans les exposés. J’ai trouvé que c’était un point important dans ce qu’apporte la psychanalyse à la jeunesse d’aujourd’hui.

Par | 2017-04-01T01:59:29+00:00 28 mars 2017|Non classé|