Par | 2017-04-01T01:59:28+00:00 28 mars 2017|Non classé|

Un corps !

La question du corps a été centrale lors des exposés de la JIE4 que ce soit du côté des jouissances ou des discours. Freud a évoqué un avènement pour désigner les métamorphoses de la puberté. Si quelque chose de nouveau surgit avec l’irruption de la sexualité qui aura à trouver sa forme définitive par un changement d’objet, le corps apparaît aussi énigmatique ou étranger avec par exemple l’apparition des règles chez la fille, la pilosité chez le garçon. Les présentations cliniques ont mis l’accent sur les solutions singulières trouvées par chacun des ados en prenant appui sur un praticien pour l’aider à traduire ce qu’ils rencontrent dans leur corps. Loin des clichés sur la jeunesse et leurs supposées addictions aux images et aux écrans – qui certes existent mais qui sont loin d’être une généralité, nous avons entendu un florilège de leurs trouvailles en prenant appui sur la modernité. Éric Laurent a souligné « qu’après l’enfance on fait couple avec la jouissance en s’essayant de se faire un corps ». Parfois cette nouvelle jouissance qui surgit ne concerne pas seulement les métamorphoses de la puberté mais « les noces avec la pulsion de mort qui se présente autrement entre l’enfance et après l’enfance dans une subjectivation différente ». Avec tact et délicatesse, des praticiens ont pu produire un petit écart chez ces jeunes qui veulent faire couple avec la pulsion de mort.

Par | 2017-04-01T01:59:28+00:00 28 mars 2017|Non classé|