Par | 2017-03-07T14:29:18+00:00 25 novembre 2016|Twittos|

@seynhaevebernar

@Seynhaeve Bernard

Psychanalyste, membre de l’École de la Cause freudienne et de l’Association Mondiale de Psychanalyse, ancien directeur du Courtil et co-responsable du laboratoire CIEN en Bulgarie.

La sortie de l’enfance, aujourd’hui, est-elle particulièrement compliquée ? Par quels moyens peut-on en sortir ? Dans quel état ?

C’est difficile de comparer la difficulté « adolescente » selon les époques, de comparer comment les adolescents vivent le moment charnière de la puberté. Cette période de ma vie, à moi qui n’ai pas connu cet affaissement du Nom-du-Père, et qui suis maintenant grand-père, était-elle plus ou moins compliquée que celle de mes petits enfants qui entrent de plain pieds dans cette époque ? Je me souviens que je n’allais pas bien du tout durant cette période de ma vie, moi qui voulait me faire curé et qui du même coup renonçait au sexe, et plus tard, c’est même ce qui me conduira chez mon analyste. Et si je n’allais pas bien, c’est précisément parce que je m’étais forgé un idéal du moi particulièrement impitoyable bâti sur les idéaux véhiculés par mes parents.

À l’ère du numérique, les jeunes aujourd’hui inventent de nouvelles solutions pour quitter le lien familial et pour sortir de la solitude que provoque ce moment. De nouveaux liens vont se créer. Faisant référence au travail d’Hélène Deltombe, Jacques-Alain Miller définit l’adolescence « comme moment où la socialisation du sujet peut se faire sur le mode symptomatique. »

Par | 2017-03-07T14:29:18+00:00 25 novembre 2016|Twittos|