Par | 2017-04-01T01:59:29+00:00 28 mars 2017|Non classé|

Quelques enseignements

Après l’enfance, surgissent bien des difficultés : non qu’il n’y en avait auparavant, mais ces dernières se présentent sous un jour particulier. Les travaux de la JIE4 l’ont bien mis en évidence. Après l’enfance, c’est manifeste, le corps fait problème : trop, pas assez, son image se trouble, son réel dégoûte, inquiète ou angoisse. Après l’enfance, de toute évidence, les mots, la langue posent eux aussi problème : ils manquent à dire parfois, sont d’autre fois, et à contrario, trop insistants et chargés, peinent la plupart du temps à traiter la jouissance en jeu. Autrement dit, après l’enfance, un constat s’impose : « On fait couple avec la jouissance en essayant de se faire un corps », selon la formule d’Éric Laurent : l’affrontement aux métamorphoses de la puberté est sans conteste une épreuve. Chacun se trouve à la tâche de devoir y répondre. Mais, il y a plus cependant, et l’on oublie parfois qu’après l’enfance, c’est aussi bien « faire couple avec la pulsion de mort », comme l’a souligné, par ailleurs, Éric Laurent. Autant dire, à partir de ce point, l’enseignement foncier de la JIE4 : après l’enfance, il n’est pas d’adolescence qui vaille. On a pu le constater au travers de l’ensemble des cas présentés. L’adolescence est une construction inapte à rendre compte des enjeux en présence. Après l’enfance, ces enjeux sont ceux d’un réel clinique : réel du corps, réel du sexe, réel des mots. La très célèbre « crise d’adolescence », sa traditionnelle acception de « passage entre deux périodes », ses « variations d’humeurs » associées ont très nettement pâli le 18 mars dernier.

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